iL8 HISTOIRE DU VICOMTE
An. 1 6 4 ít d’autres enfin, Sc peut-être le plus grand nombre, agissoîentpar intérêt &c par passion. De tous les côtés on confondoitle juste Lc l’injuste y les principes ôz les abus, le droit Lc lefiait: on ne distingua plus la liberté d’avec la licence,,l’autorité Royale d’avec le despotisme-
Emprìion- Celui oui infpiroit avec le plus d’artifice les fientimens denement des , . 1 1 ^ , ,
Chefs , & révolté aux Frondeurs du Parlement,. etoit Longueil Con-vokedupeu" ^ ei ^ er de la Grand-Gbambre. Depuis quelques années ilinfinuoit adroitement aux Membres du Parlement, que leursCharges n’étoient pas instituées seulement pour interpréterles loix Lt pour rendre la justice aux particuliers ; mais en-core pour réformer la conduite des Rois : que fous le Mi-nistère du Cardinal de Richelieu, le Souverain s etoit arro-gé un pouvoir inconnu pendant les douze cens ans qu’avoitduré. la Monarchie : que les Ministres renversant toutes lesformes de la justice ,. avoient introduit ce dangereux prin-cipe , que la volonté Royale étoit Punique arbitre des biens,de la vie 6c de la liberté des sujets : que le tems étoit venude faire revivre les anciennes maximes, & de rétablir cetteharmonie politique qui doit être entre l’autorité du Prince& l’obéissance du peuple. ( i ) Longueil fie donnant ainsipour bon citoyen , devint l’oracle de la Fronde : mais ilne débitoit ces discours Républicains,que pour fie venger duMinistre qui lui avoir refusé la place de Chancelier de laReine. Il gagna deux autres Membres du Parlement, Brouf-íel ôc Blanc-Menil, qui avoient aussi des raisons particulières
( i ). Mém. dë la Rochefouçault.,