__ * 92 . HISTOIRE DU VICOMTE
An. 1649. Religion pour les opinions qu’ilavoit embrassées ; enfin leDuc de laRochesoucau!t,par attachement pour la Duchessede Longueville. L’amour s’allie souvent avec la politique ;ôc les femmes ne contribuent guéres moins que les hom-mes aux révolutions civiles. La Fronde eut ses héroïnes :les Duchesses de Longueville , de Chevreuse & de Mont-bason s’y distinguèrent j la Princesse Palatine , qui méritapar son habileté politique detre comparée à la ReineElizabeth d’Angleterre , se livra dans la fuite à la mémccabale,
princs La Cour voyant ainsi grossir forage ôc le nombre de sesdéclare pour -ennemis, mit toute fa confiance au Duc d’Orleans & au
îreís^ron" P s * nce Oondé; 6c crut que leur union avec le Roi ôc laieurs, Reine romproit les mesures des Frondeurs. Le CardinalMinistre gagna le premier, par le moyen de l’Abbé de laRivière, qui de simple complaisant étoit devenu le maîtrede ce Prince. Qn flatta cet Abbé ambitieux , par lesespérances d'un Chapeau de Cardinal, qu’il avoir la har-diesse de disputer au Prince de Conti. On s’appliqua plusparticulièrement à plaire au Prince de Condé : la force deson esprit, sa réputation dans la guerre ôc 1 éclat de ses vic-toires le rendoient plus propre que personne a arrêter lcmal contagieux de la sédition, ôc à donner de la terreur auxplus hardis. Le Cardinal lui représentoit que peu á peu leParlement envahiroit toute l’autorité du Royaume ; quecette Compagnie vouloir s’attribuer non seulement le droitde déposer le Ministre, mais encore celui de connoítrç
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