DE TURENNE, LIVRE ÏII. ,-»zdes affaires de la guerre ; que si Ton ne s’oppofoit a -ces An, 1645»usurpations, elleiroit peut-être auísi loin que le Parlementd’Angleterre, & étendroit fa puistànce jufquà faire la loiì fes Maîtres : que s’il y avoir des abus, on devoir, par detrès - humbles remontrances, en demander la réformationau Roi, en qui seul réside la souveraineté du pouvoir Lé-;gistatifi ôc qu'ensin il étoitde lsinterêt personnel du Prince,'de réprimer une entreprise qui tendoit à la destructionde la Maison Royale. Ces discours firent une vive im-pression fur l'esprit du Prince : il fe détermina fur lechamp au bon parti, & accompagna le Duc d’Orleans auParlement. Les génies supérieurs sont extrêmes dans lebien ôc dans le mal, A peine le Président Viole eut, avecenthousiasme, invoqué le S. Esprit, pour attirer fes lumiè-res fur les Princes, que Coudé fe leve ôc lui impose silence :les jeunes Conseillers murmurent-: le Prince s’enstamme parce bruit , les menace de la main ôc de la parole, Dès cemoment, il perd l’affection de la Compagnie , ôc f amourdu peuple fe refroidit.
Depuis ce tems, Coudé ne songea plus qu’aux moyens La Com?de réduire le Parlement par la force. On lui suggéra que la <luucc î>axisivoie la plu S prompte ôc la plus sure étoit d’astiéger Paris ;que s’il fe faisissoit de toutes les avenues, pour empêcher1 entree des denrées, la multitude, dans la crainte de périrparla famine, fe révolteront contre le Parlement, & leregar-deroit comme le seul auteur de tous fes maux. Il goûta cetteproposition extraordinaire, parce qu’il déçoit abandonné iTome L B b