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Tome premier.
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DE T URE N N E , LIVR E III. ïoiks personnes qui pouvoient lui être le plus utiles : il s’adressafur tout au Duc de Bouillon & au Vicomte de Turenne,quil jugea propres à le soutenir par leurs conseils ôc parleur valeur.

Le Prince de Condé s’apperçut des brigues & du peu desincérité du Cardinal ; & pour attirer la Fronde à sonparti, il se racommoda avec son frere, sa sœur ôc le Ducde Longueville : mais les autres Chefs des Frondeurs sen-tant qu’ií ne les recherchoit que pour les faire servir à sespassions , l’abandonnerent peu a peu. Après quelquesmois d’intrigues, le Prince irrité se brouilla ouvertementavec eux ; Sc dans le dessein de se rendre lui-même Chefde la Fronde , il les accusa, pour les faire chasser deParis , d’avoir voulu attenter a fa vie ; prenant pourprétexte, l’astassinat commis fur un de ses domestiques quietoit dans son carosse. Dès ce moment, toute la haine duCoadjuteur se réveilla , Sc porta aux plus grands excès sonhumeur vindicative contre le Prince. Les circonstancesetoient favorables au Prélat ambitieux : la Cour vouloir leregagner, Sc craignoit d’autant plus Condé, que ce PrinceVlv °it dans une grande union avec son srere le Prince deConti Sc son beau-srere le Duc de Longueville. Le résultatdes fréquentés conférences que le Coadjuteur eut avecla Reine & l e Cardinal, fut que l'on arrêteroit les Princes.Pour 1 exécution, il salloit nécessairement y faire consentirle Duc d Orléans 9 Lieutenant Général de la Regence. LeDuc etoit gouverné par l’Abbé de la Riviere : l’Abbétome L C c

An. 1650.

Emprison-nement duPrince.