DE TURENNE, LIVRE Ut m
bile ôc fatiguée par ce long siège, prit ses quartiers d’hiveren Flandre : le Vicomte inutilement voulut la retenir ; ôcfut obligé de rester avec huit mille hommes fur la frontière,entre l’Aîne ôc la IVseufe, pour veiller a la conservation desPlaces qu il avoir prises.
Pendant que le Vicomte combattoit ainsi pour la déli-vrance des Princes, le Duc de Bouillon avoir pour le mêmesujet pris les armes a Turenne , où il s’étoit retiré d’abordaprès leur emprisonnement. Dès l’année précédente ils’étoit étroitement lié avec Condé , dont il fe stattoit quele crédit feroit consommer l’échange de Sedan. Sur la nou-velle des mouvemens du Duc, à Turenne, la Cour fit arrê-ter a Paris chez lui, la Duchesse fa femme ôc Charlotte dela Tour fa sœur, qui s’étant sauvées par le soupirail d’unecave, furent reprises ôc conduites à la Bastille. Leur déten-tion , bien loin de ramener le Duc, ainsi que la Cour l’avoitespéré, l’irrita encore davantage, ôc le porta a fe déclarerouvertement pour le parti des Princes. Le Duc de la Ro-chefoucault qui avoir laissé la Duchesse de Longueville aDieppe y étoit allé dans son Gouvernement de Poitou, poury préparer les esprits à la révolte. Sous le prétexte de l’en-terrement de son pere, il avoir assemblé la Noblesse ôc fesvassaux au nombre de deux mille chevaux 8c de six censhommes de pied : mais ayant appris que le Maréchal de laMeilleraie avoir ordre de marcher contre lui, il cherchaun azile a Turenne, auprès du Duc de Bouillon ; & là stsconcertèrent les moyens d’engager les Bourdelois à repren»
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An. 1650.
Les Ducs cksBouillon &de la Roche-foucault fe-déclarentpour lesPrinces.