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Négocia-tions pour la
paix.Siége&
prise deMouson.
2.10 HISTOIRE DU VICOMTE
d’Hocquincourt étoit â Fimes, couvert de la riviere deVeste, avec dix Régimens de Cavalerie &c cent Mousque-taires : le Vicomte le battit en passant , fit quatre ou cinqcent prisonniers, & l’obligea de gagner Soissons. Comme ilsçavoit que Tannée du Roi s’étoit avancée jusqu a Reims, ilposta un Corps de troupes derriere la Marne, &; un autre ala Ferté-Milon , pour se saifir de tous les passages. Il se dis-posoit à aller le lendemain investir le Château de Vincen-nes, pour en tirer les Princes ; ôc il les auroit, fans doute,mis en liberté , si la Cour ne les eût déja fait transférer auChâteau de Marcoustì, à huit lieues de Paris, fur la routed’Orleans. Ayant manqué son coup , il rebroussa chemin,repassa T Aine ôc rejoignit Tannée Espagnole.
On jetta alors quelques propositions de paix. Dom Ga-briel de Tolède alla à Paris, & les troupes demeurèrent unmois dans Tinaction â Fimes, où le Marquis de Verderonnefut envoyé par la Cour. Comme les négociations n’eurentaucun effet, T Archiduc tint Conseil, pour examiner quelleville de la frontière il devoir assiéger. Les Espagnols avoientdessein d’aller â Rocroi : le Vicomte leur fit préférer Mou-sson, dont la prise pouvoir servir à la conservation de Ste-nai qui n en est qu a deux lieues, & étendroit davantageles quartiers d hiver dont le rems approchent. Sur la fin deSeptembre , Mousson fut investi : la continuation de lapluie & le peu d’artillerie qu’avoient les Espagnols, retar-dèrent la prise de cette Place jusques au milieu de Novem-bre. L armée d’Eípagne qui avoit été extrêmement affoi-