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Tome premier.
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DE TURENNE, LIVRE III. n 7

avancé que le premier. Il est singulier qu'un tas d’ordurestînt lieu de fortifications contre onze mille hommes detroupes réglées ; rien ne fait mieux voir ce que peut l'ha-bileté des Généraux dans les occasions où toutes les res-sources paroiífent manquer : le Duc de Bouillon par cettedéfense, austì-bien que par d’autres actions connues, don-na des preuves de fa haute capacité dans l’art militaire.Comme les Bourdelois avoient trop peu d’Infanterie pourrelever les Gardes des postes attaqués, & que ceux mêmequi n etoient pas blessés étoient hors de combat par la fati-gue , Bouillon & la Rochefoucault les firent rafraîchir parla Cavalerie qui mit pied à terre ; Le demeurèrent eux-mê-mes dans Bourdeaux, afin que leur présence y retînt plusde monde. Enfin le Maréchal de la Meilleraie poussa latranchée par les allées qui vont des Chartreux à l’Arche-vêché , Le fit dresser une batterie de six pieces de canonqui ruinoit les murailles de la ville.

Dans ces entrefaites, le Parlement de Paris envoya deuxOfficiers de la Grand-Chambre, pour presser la Reine d'ac-corder la paix à fes sujets de Guyenne. Ayant salue laReine à Bourg, fans perdre de tems, ils allerent a Bour-deaux , repréfenterent vivement au Parlement Le au peupleR danger où ils étoient, s’offrirent d etre caution de toutce que J a j^ e j ne promettroit, Le déterminèrent enfin lesBourdelois à demander la paix. Les Députes de la ville sui-virent les deux Conseillers qui retournèrent à Bourg ; Leaprès une trêve de six jours, on conclut, le vingt-neuf deTerne L Ee

An. 1650,

Pardon 8 cpaix accor-dée auxBourdelois.