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DE TURENNE, LIVRE III. n 9 __
Le Cardinal de retour á Paris, apprit qu’on l’accufoit An. i 6;d’avoir ruiné les meilleures troupes du Royaume devant Les troupesBourdeaux, pendant que les Espagnols s etoient fort avan- c hent pourcés dans la Champagne. Pour appaiser ces murmures, il *® e S erRhe "conçut le dessein de reprendre Rhétel ; & ayant joint auxtroupes qui revenoient de Guyenne, celles que l'on tira desgarnisons des Places frontières de Picardie & de Champa-gne , il forma une armée de quinze à seize mille hommes, m - Novem^dont il donna le commandement au Maréchal du Plessis-Praílin, pour aller assiéger Rhétel.
Le Vicomte de Turenne avoit pris cette ville au mois Détaiidusié-d’Aoíìt précédent ôc en avoit fait Gouverneur Degli Pontì , gel’homme de son tems le plus renommé pour la défense desPlaces : il y avoit laissé une garnison de dix-fept à dix-huitcens hommes, Lc y avoit fait porter une grande abondancede vivres & de munitions. Le Maréchal du Plessis partitde Châlons avec son armée , & arriva le neuvième de Dé-cembre à la vue de Rhétel, qu’il fit investir le même jour.
Il prit fes quartiers en-deçà & au-delâ de la riviere d'Aîne ;
Le, pareeque la saison ne permettoit pas de camper, & queles ennemis étoient assez éloignés de la Place , on ne peníapas à faire des lignes de circonvallation. (r) Il ouvrit promp-tement la tranchée vers les Capucins, en coulant au-destousde la Citadelle , pour l’attaquer en même tems que la vrlle.
On proposa de faire une seconde attaque par le fauxbourgdes Minimes, en gagnant le bout du pont par l’autre côté( i ) Mena, da Pleíïïs-Praílin pag. 100.
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7. Décem-bre.