DE TURENNE, LIVRE III. 2.89trouva par tout que des acclamations qui marquèrent lajoie publiques fut accompagné jufqu’au Louvre, par unefoule de peuple qui ne cessoit de crier Vive le Roi. Lelendemain de Tarrivée de la Cour , le Duc d’Orleans fe re-tira d’abord a Limours , puis à Blois, ôc la Princesse fa fillealla à S. Fargeau. Les Chambres du Parlement s’assemble-rent au Louvre, selon Tordre quelles en avoient reçu : on yvérifia quatre Déclarations ; pour la réunion du Parlementde Pontoife ôc de celui de Paris ; pour Tamnistie générale,en laveur de ceux qui voudroient fe soumettre dans l’ef-pace de quinze jours ; pour défendre au Parlement de femêler des affaires d’Etat ; ôc pour obliger douze Préfidensou Conseillers a s’éloigner : de plus il fut défendu aux Ducsde Beaufort, de Rohan ôc de la Rochefoucault, ôc a tousles domestiques du Prince de Çondé ôc de la Duchesse deLongueville de fe montrer dans Paris. L’ordre fut bien-totrétabli dans cette grande ville, ôc le calme qui succéda fitoublier les troubles de la Fronde.
Le Prince de Condé fut le seul qui ne voulut point ac-cepter Tamnistie : il aima mieux fe jetter entre les bras desEspagnols, ôc perdre tous fes établissemens en France, qued’y vivre avec le Cardinal Mazarin, qui fut bien-tôt aprèsrapellé. Le Prince fe retira fur les frontières de Champa-gne, avec le Duc de Lorraine, le Duc de Wurtemberg ôcle Comte de Fuenfaldagne. il prit en peu de temps Châ-teau Porcien, Rhetel , Moufon ôc sainte Menehoult ; il li-cencia les troupes du Duc d’Orleans, qui étoient dans sonXomt i, O 0
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Le Princede Condé feretire f ir lesfrontières &prend plu-sieurs villes.