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HISTOIRE DU VICOMTE
An. ì 6 5 2 . armée, & leur permit de retourner en France, à conditionsqu’elles ne servir oient point le Roi, pendant le reste de lacampagne. Les ennemis s’emparerent ensuite de Bar4e-duc,>d’où Fuensaldagne se retira en Flandres avec la plus grandepartie de ses troupes, ne doutant pas que le Prince de Condéôc le Duc de Lorraine ne sussent assés forts pour se rendremaîtres du Barrois. En effet, ils prirent bientôtLigni,Void^& Commerci; résolurent d établir leurs quartiers d’hiverdans le pays i & se statterent de retourner en France auPrintemps. ( i )
Ile vicomte Le Vicomte de Turenne n’avoit point voulu quitter la& ì’oblige ’ Cour, avant que l’autorité Royale fût entierement affermiede forcir du j ans p ar j s ; âes qu il vit que tout étoit tranquille, il recom-
Royaume.. ■ 1 1 /~./~\i A a
mença la Campagne, dans une lailon ou Ton a coutume de-3 o.Octob're. la finir, il partit le trentième d’Octobre,en faisant espererauRoi qu’il empêcheroit les Ennemis de prendre des quartiers^d’hiver dans k Royaume ; & se mit a la tête de l’arméequ’on avoir renforcée de deux mille hommes r pendant quele Maréchal de la Ferté alla dans son Gouvernement deNanci. Turenne s’avanca du côté de la Lorraine , fans»s’arrêter devant toutes les petites Places que le Prince avoirprises ou il avoir laissé une partie de ses troupes engarnison , il marcha droit aux Ennemis j arriva a Vaucou-leurs ; y passa la Meuse-, derriere laquelle ils étoient postés, -aux environs de Toul ; les obligea de décamper, & ne cessade les poursuivre. Le Prince qui n avoit presque plus cL’In--
/ j Mém, dû Duc d’Yorck. •