^_ 42.4 HISTOIRE DU VICOMTE
ân. 1668. s’il netoit pas retombé dans une faute qui lui avoit étéhabituelle avant fa conversion ; Je ri ai jamais mancjué deroleaux hommes , répondit le Vicomte , en mancjuerai-]e d Dieu*Eclairé de plus en plus par la foi & la pratique de toutes lesvertus chrétiennes , il ouvre les yeux fur le monde invisi-ble , & fur la haute destinée de l’homme dans les siécles â ve-nir ; peu à peu tous les objets fe transforment & se présententà lui sous un autre point de vûë : les guerres, les conquêtes,les astaires les plus importantes qui agitent les foibles hu-mains, lui paroistent des occupations au dessous de lagran-deur d’un être immortel fait pour X infini* Il veut alors se re-tirer du monde pour se dévouer uniquement à la contem-plation des vérités éternelles ; le Roi s’y oppose ; il renonceâ. tous les mouvemens de fa pieté par une pieté superieure,ôc respecte l’ordre de Dieu dans la volonté de son Maître :mais il conserve toujours son goût pour la solitude. Libredes pallions qui attachent à la Cour, il pastòit ses jours dansla société d’un petit nombre d’amis choiíis, d’où il ne sor-toit que pour aller rendre ses devoirs au Roi. Sa vie privéen’est pas moins admirable que fa vie publique ; l’étude &cJa conversation faisoient ses principaux amuíemens ; ( i ) ilfe plaisoit avec les gens de lettres sensés &c solides ; mais ilçlédaignoit le bel esprit, ceux qui cherchent à briller parlesbons mots, & qui veulent parler de tout fans avoir jamaisrien approfondi ; il étoit touché des productions d’espricvives & naturelles, aimoit la lecture des bons livres, en
( 1 ) Mçm. de JLangladç,
parloir