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SATIRE I.
*3 J Ou le seul art en vogue est sart de bien voler :
Où tout me choque : enfin - ou.... Je n’ose parler.
Et quel Homme fi froid ne seroit plein de bileA l’aíped odieux des mœurs de cette Ville?
Qui pourroit les souffrir ? & qui, pour les blasmer,
*4o Malgré Muse & Phébus n’apprendroit à rimer ìNon, non; fur ce sujet pour escrire avec grâce -II ne faut point monter au sommet du Parnasse ,
Et sans aller refver dans le double Vallon,
La colère suffit, & vaut un Apollon.i 45 Tout beau, dira quelqu’un, vous entrez en furie.
A quoi bon ces grands mots ì doucement, je vous prie :Ou bien montez en Chaire, & là, comme un Dodeur >Allez de vos sermons endormir l’Auditeur.
C’est là que bien ou mal on a droit de tout dire.
*1° Ainsi parle un Esprit qu irrite la Satire,
Qui contre ses défauts croit estre en seureté ,
En raillant d’un Censeur la triste austérité :
R E M A R Q U E S.
Vers 127. Artuwld a Charenton devenir'Huguenot. ] Antoine Arnauld Docteur deSorbonne. 11 a publié d’excellens ouvragescontre les Calvinistes.
Vers 128. Saìnt-Sorlinlanfenifle. 1 JeanDesmarêts de Saint - Sorlin, de l’Acadé-mie Françoise, après avoir cessé d’écrirepour le Théâtre, publia en ié'é'5. un Ecritcontre les Religieuses de Port-Royal-, ainsiil étoit bien éloigné d’embrasser le Jansé-nisme.
Vers 118.——»j Et Saint:? avin bigot.'}
Tome /.
Sanguin de Saint-Pavin, fameux Libertin,disciple de Théophile, aussi-bien que desBarreaux , Bardouville , & quelques au-tres.
Vers 144. La colere suffit vdut unApollon . ] Juvénal en ce Vers célébré, Sar.i.v.79.
Si naturd negdt 3 fdcit inâigndtio ver*’sum.
Puis souvent ld colère engendre de bonsFers. Régnier , Sat. 2.
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