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iS SATIRE I.
Qui sait l’homme intrépide, Sc tremblant de foibleíse,Attend pour croire en Dieu que la fièvre le presse ;
155 Et toûjours dans forage au Ciel levant les mains,
Dés que l’air est calmé, rit des foibles Humains.
Car de penser alors qu un Dieu tourne le Monde,
Et réglé les ressorts de la machine ronde,
Ou qu il est une vie au delà du trépas,
1 60 C’est là, tout haut du moins, ce qu il n’avoûra pas.
Pour moi qu en santé mesme un autre Monde étonne,Qui crois rame immortelle, & que c’est Dieu qui tonne :II vaut mieux pour jamais me bannir de ce Lieu.
Je me retire donc. Adieu, Paris, Adieu.
REMARQUES.
Vers 154, Attend pour croire en Dieu 3que la fièvre le prejse, ] Ce Vers désigne lefameux Des-Barreaux, qui, selon le lan-
gage de Boursault dans ses Lettres , mcroyois en Dieu que quand il étoit ma-lade.