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Tome premier.
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7* S A TI R E V 111.

Mais fans chercher au fond, st nostre esprit deçeûSçait rien de ce qu’il fçait, s’il a jamais rien fçeû,Toi-mefme,reípons-moi.Dans le íìecle où nous sommes,180 Est-ce au pie du fçavoir qu’on mesure les hommes ìVeux-tu voir tous les Grands à ta porte courir lDit un Pere à son Fils, dont le poil va fleurir;Pren-moi le bon parti. Laiífe-là tous les livres.Centfrancs au denier cinq combien font-ils ì Vingt livres.ï8j C est bien dit. Va, tufçaistout ce qu’il faut fçavoir.Que de biens, que d’honneurs fur toi s’en vont pleuvoir !Exerce-toi, mon Fils, dans ces hautes sciences ;

Prens, au lieu d’un Platon, le Guidon des Finances :Sçache quelle Province enrichit les Traitans :ipo Combien le sel au Roi peut fournir tous les ans,Endurcy-toi le cœur. Sois Arabe, Corsaire,

Injuste, violent, sans foi, double, faussaire.

Ne va point sottement faire le genereux.

Engraiífe-toi, mon Fils, du suc des malheureux ,

15)5 Et trompant de Colbert la prudence importune,

Va par tes cruautez mériter la fortune.

REMARQUES.

Defcrìpjìt radio totttm qui Gentibus Or -bem.

Et Horace , Ode 28. Liv. I.

sérias tentasse domos , anìmoque rotitn-dum

Percurrijse polum.

Vers 181 . Veux-tu voir tons les Grandsa ta porte courir ? ] Horace, Art poétique ,vers 325.

Romani pueri longis mionibus ajfem

Difcunt in partes centum dìducere , &c.

Vers 184. Centfrancs au denier cinq lcombien font-ils ? vingt livres. ] C’est un U-surier qui parle, & qui, au lieu d’interro-ger son fils fur le pié du denier vingt , quiest l’intérêt légitime , 1 interroge íur le piedu denier cinq 3 qui est son intérêt ordi-naire.

Vers 18S. - Le Guidon des Finan-

ces. ] Livre qui traite des droits & revenus

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