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Tome premier.
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74 SATIRE VIII.

Perce la sainte horreur de ce Livre divin:

Confonds dans un ouvrage Sc Luther Sc Calvin :Débrouille des vieux temps les querelles célébrés :220 Eclaircy des Rabins les fçavantes tenebres :

Afin qu en ta vieillesse, un livre en maroquinAille offrir ton travail à quelque heureux Faquin,

Qui pour digne loyer de la Bible éclaircie ,

Te paye en l’acceptant d'un, Je vous remercie.

225 Ou, íì ton cœur aspire à des honneurs plus grands,Quitte-là le bonnet, la Sorbonne Sc les bancs ;

Et prenant déformais un emploi salutaire,

Mets-toi chez un Banquier, ou bien chez un Notaire :Laisse-là saint Thomas s’accorder avec Scot :

230 Et conclus avec moi, qu’un Docteur n’est qu’un sot.Un Docteur, diras-tu? Parlez de vous, Poète.

C’est pousser un peu loin vostre Muse indiscrète.

Mais fans perdre en discours le temps hors de saison »L’Homme, venez au fait, n’a-t-il pas la Raison ì23^ N’eft-ce pas son flambeau, son pilote fìdelle ì

Oui : Mais de quoi lui sert que sa voix le rappelle,

Si sur la foi des vents tout prest à s’embarquer,

II ne voir point d’écueil qu il ne faille choquer ì

REMARQUES.

Scilicst uxorem ctm dote , fìdemque &amicos,

Et genmjó 1 formam r egin d pecania donat:yíc bene nwnmatum décorât Suadela ,Venufque.

Vers ziy, Laijfe-lk Saint Thomas s accor-

der avec Scotï\ Les Dilputes des Thomiste& des Scotistes font fameuses dans les Eco-'les. Jean Duns, vulgairement appelle Scot,parce qu’il étoit Ecolsois, fut surnommé I eDocteur Subtil ; ses opinions font fouvefl®oppoíees à celles de S. Thomas.