7§ S A T I R E V I 11-
Plus de douze attroupés craindre le nombre impairsOu croire qu’un corbeau les menace dans l'air?Jamais l’Homme, dis-moi, vit-il la Belle folleSacrifier à l’Homme, adorer son idole,
26^ Lui venir, comme au Dieu des saisons Sc des vents,Demander à genoux la pluie, ou le beau temps?Non. Mais cent fois la Belle a vu f Homme hypochondreAdorer le métal que lui-mesme il fit fondre :
A vu dans un pays les timides Mortels2jo Trembler aux pieds d’un Singe assis iur leurs Autels -Et fur les bords du Nil les peuples imbéciles,L’encensoir à la main, chercher les Crocodiles.
Mais pourquoi, diras-tu, cet exemple odieux?
Que peut servir ici f Egypte Sc ses faux Dieux ?
27 j 1 Quoi? me prouverez-vous par ce discours profane,Que l’Homme, qu’un Docteur est au dessous d’un Aine?UnAsne, le jouet de tous les animaux.
Un stupide animal, íujet à mille maux ;
Dont le nom seul en soi comprend une satire ?
280 Oui d’un Aine, & qua-t-il qui nous excite à rire?
Nous nous mocquons de lui ; mais s’il pouvoit un jour ,Docteur, fur nos défauts s’exprimer à son tour :
REMARQUES.
Vers 270- Trembler aux pies d un Singe. ]Juvénal commence ainíî fa quinzième Sa-fire.
Quis nefcit , Volufì Bìthynice, qufllta dé-metts.
tAlgyptus portent a colat ? Crocodìlon ado*rat
Parshac 5 illa pavet saturant ferpemibaslh'm.