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Tome premier.
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i-4 S A T I R E X.

Et loin fur ses défauts de la mortifier,

§ 8o Lui-mesme prend le soin de la justifier.

Pourquoi vous alarmer dune vaine censure ìDu rouge qu on vous voit on s’étonne, on murmure.Mais a-t-on, dira-t-il, sujet de s étonner ?

Est-ce qu à faire peur on veut vous condamner ì^ 8^ Aux usages receus il faut qu’on s’accommode.

Une Femme íiir tout doit tribut à la Mode.

E'orgueil brille, dit-on, fur vos pompeux habits.L’œil à peine soutient l’éclat de vos rubis.

Dieu veut-il qu’on étale un luxe fi profane ?jfpo Oiiy, lorsqu à l’étaler nostre rang nous condamne.Mais ce grand jeu chez vous comment l’autoriser ìLe jeu fut de tout temps permis pour s’amuser.

On ne peut pas tous j ours travailler, prier, lire :

11 vaut mieux s’ocçuper à jouer qu’à médire.

5 P 5 Le plus grand jeu joué dans cette intention,

Peut mesme devenir une bonne action.

Tout est sanctifié par une Ame pieuse.

Vous estes, poursuit-on, avide, ambitieuse,

Sans cesse vous brustez de voir tous vos parens6oo Engloutir à la Cour Charges, Dignitez, Rangs.Vostre bon naturel en çela pour eux brille.

Dieu ne nous défend point d’aimer nostre famille.

REMARQUES.

Vers <02. i- Au vrai AíolinozÀs- j Michel Molinos, Prêtre Espagnol, &cél<^m .] Le Quietiíme introduit à Rome, par I bre Directpur, Molinos avoit 6 o. ans, l° r **