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Et loin fur ses défauts de la mortifier,
§ 8o Lui-mesme prend le soin de la justifier.
Pourquoi vous alarmer dune vaine censure ìDu rouge qu on vous voit on s’étonne, on murmure.Mais a-t-on, dira-t-il, sujet de s étonner ?
Est-ce qu à faire peur on veut vous condamner ì^ 8^ Aux usages receus il faut qu’on s’accommode.
Une Femme íiir tout doit tribut à la Mode.
E'orgueil brille, dit-on, fur vos pompeux habits.L’œil à peine soutient l’éclat de vos rubis.
Dieu veut-il qu’on étale un luxe fi profane ?jfpo Oiiy, lorsqu à l’étaler nostre rang nous condamne.Mais ce grand jeu chez vous comment l’autoriser ìLe jeu fut de tout temps permis pour s’amuser.
On ne peut pas tous j ours travailler, prier, lire :
11 vaut mieux s’ocçuper à jouer qu’à médire.
5 P 5 Le plus grand jeu joué dans cette intention,
Peut mesme devenir une bonne action.
Tout est sanctifié par une Ame pieuse.
Vous estes, poursuit-on, avide, ambitieuse,
Sans cesse vous brustez de voir tous vos parens6oo Engloutir à la Cour Charges, Dignitez, Rangs.Vostre bon naturel en çela pour eux brille.
Dieu ne nous défend point d’aimer nostre famille.
REMARQUES.
Vers <02. i- Au vrai AíolinozÀs- j Michel Molinos, Prêtre Espagnol, &cél<^m .] Le Quietiíme introduit à Rome, par I bre Directpur, Molinos avoit 6 o. ans, l° r **