EPISTRE IL- \ 7S
ài 8 toy qui ne crains point qu’un Rimeur te noircisse,Que fais-tu cependant seul en ton Benefìce ?
^ Attens-tu qu’un Fermier payant, quoiqu’un peu tard,Do ton bien pour le moins daigne te faire part?
^as-tu, grand deffenseur des droits de ton Eglise,
Do tes Moines mutins réprimer l’entreprise ?
• ^oi-rnoy, dust Ausanet t asseurer du íiiccés,
2 ^bbé, n’entrepren point mesme un juste procès.
^ l imite point ces Fous, dont la sotte avarice^a ste ses revenus engraisser la Justice;
Quitousjours affignans, &tousjours aíîìgnez,
Couvent demeurent gueux de vingt procès gagnez.
2^ ^oustenons bien nos droits : Sot est celuy qui donne.
^ e st ainst devers Caën que tout Normand raisonne.
Ce sont là les leçons, dont un pere ManceauDistruit ion fils novice au sortir du berceau.
^ais pour toy, qui nourri bien en deçà de l’Oise,
$ íucé la vertu Picarde & Champenoise,
* ^°n, non, tu n’iras point, ardent Benefìcier,t? *
^aire enrouer pour toi Corbin ni le Mazier.
REMARQUES.
Vers r;- --- Dust Auzjmet t" affairer
a# succès . ] Barthelemi Auzanet, célébré^■ v ocat au Parlement.
Vers 30. C’est ainst devers Caen que toutraisonne• ] L’Auteur auroit pû
O e fl ainst que vers Caen tout bas JSlor-> . . fnand raisonne.
lais ^ a préféré Devers Caën , qui est une
eípece de Norwanifrne,
y ers 33. —--- Bien en deçà de l'Oife. J
Riviere qui a íà source dans la Picardie ,vers les limites du Hainaut & de la Cbam-pagne.
Vers z 6. Faire enrouer pour toy Corbin.nì le Mazjer. ] Deux Avocats qui se char*geoient souvent de mauvaises cauíès.