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E P I S T R E V
A M DE GUILLERAGUES
Vobjet de cette Epistre composée en 1674. & publiée l’année suivante , est de montrerque la véritable félicité consste dam la connoijfance de foi-même j & qu!on se trompe quetn^on cherche son bonheur ailleurs qu!en foi.
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E Sprit né pour la Cour, & Maistre en l’art de plaire,Guilleragues, qui sçais & parler & te taire?Appren-moi, íi je dois ou me taire, ou parler.
Faut-il dans la Satire encor me signaler,
H Et dans ce champ second en plaisantes malices,
Faire encore aux Auteurs redouter mes caprices?Jadis, non fans tumulte, on m’y vit éclater:
Quand mon esprit plus jeune, & prompt à s irriter -Aípiroit moins au nom de discret Sc de sage :o Que mes che veux plus noirs ombrageoient mon visage»Maintenant que le temps a meuri mes désirs,
Que mon âge, amoureux de plus sages plaisirs,Bien-tost s’en va frapper à son neuvieíme lustre ;J’aime mieux mon repos quun embarras illustre.
REMARQUES.
Vers z. Guilleragues, qui, &c. ] M. deGuilleragues, étoit de Bourdeaux ; il y avoircte Premier Président de la Cour des Ay-des. II fur ensuite Secretaire de la Cham-bre & du Cabinet ; & pendant quelque-îemps il eut la direction de la Gazette. Eni 6 ’ 77 i H àr nommé Ambassadeur à Cons-tantinople, où il alla en. ,579. Lc mourut
d'apoplexie quelques années après.
Vers 13. Bien-tost s’en va frapper à fifneuvième lustre. ] Un lustre est l’eípace decinq ans : ainsi il approchoitde íà quarante-
unième année. -,
Vers i-j. Que tout, jusqu’aPinches» e £ ÍC '^V. la Remarque furie vers 1^3. du Lutrin,Chant V-
Que