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Tome premier.
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287
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CHANT TROISIEME. 287

S* d un beau mouvement l’agréable fureur,

Couvent ne nous remplit d une douce Terreur;

Ou n excite en nostre ame une Pitié' charmante,îo "p .

^ vain vous eslalez une Sçêne savante.

V °s froids raifonnemens ne feront qu attiédirSpectateur, tousjours paresseux d’applaudir,

^ qui des vains efforts de vostre Rhétorique,^stement fatigué, s’endort, ou vous critique.

Le se cr et est d’abord de plaire & de toucher.

Wentez des ressorts qui puissent m’attacher.

Que dés les premiers Vers f Action préparée,

^us peine, du Sujet applaniífe feutrée.

^ J e uie ris d’un Acteur, qui lent à s’exprimer,

0 ce qu’il veut, d’abord ne fçait pas m’informer ;

^ qui, débrouillant mal une pénible intrigue,

^ Un divertissement me fait une fatigue.

J Simerois mieux encor qu’il déclinast son nom,dist, je fuis Oreste, ou bien Agamemnon :

^ Que daller par un tas de confuses merveilles,

Sa us rien dire à l’efprit, étourdir les oreilles,sujet n’est jamais assez tost expliqué.

Que le Lieu de la fçene y soit fixe Sc marqué.

REMARQUES.

Vers 14. Soient au bout de vingt ans enco'^mandez.. 1 Horace, Art poétique, ver*So.

Fa ^U qild , pofá vult j & fpeiïata reponi.Vers i§. c ìj erc y er ig ctxur,l'efchauf-

fe } & le remue. ] Horace, Livre II. Epître,i. vers 2 1 r-

— — Meum qui peBus inaniter angit 3Irritât j mulcet ^ saisis terroribits implet.