CHANT TROISIEME. 289
ì-’eíprit ne se sent point plus vivement frapé,
Que lorsqu en un sujet d’intrigue envelopé ,
L'un secret tout à coup la vérité connue,
Change tout, donne à tout une face imprévue.
La Tragédie, informe Sc grossière en naissant -■^’estoit qu un simple Chœur, où chacun en dansant,du Dieu des raisins entonnant les louanges,S’essorçoit d’attirer de fertiles vendanges.
§ Là le vin 8c la joye éveillant les esprits,
Lu plus habile Chantre un Bouc estoit le prix.^hespis fut le premier, qui barbouillé de lie,Promena par les Bourgs cette heureuse folie ;
^ d’Acteurs mal ornez chargeant un tombereau,Amusa les Passans d’un spectacle nouveau.
Eschyle dans le Chœur jetta les personnages ;
L Un masque plus honneste habilla les visages ;
les ais d’un theatre en public exhaussé,
■^it paroistre l’Acteur d’un brodequin chaussé.
RE M A K g U E S.
_ Vers fi. La TrAgedìe informe , &onsul tez l’Art poétique d’Aristote ,
5 e poétique d’Horace.est VetS 66 ‘ & u-plus habile Chantre un Bouc^oit le prix.'} Horace, Art poétique , vers
Carmine qui tragico vilem certavit ob hir-
Scc. ]&
cum.
de là que vient le mot Tragédie , chanthoue, ou dont un Bouc était le prix.|^ o ers 67. The/pis fut le premier , &c. [j
S/ Vers 27 5 •
6 tum tragicA genus invemffe C aman a
Tome L
Dicitur j & plauffris vexiffe poëmataThefpis', Lcc.
Vers 68. Promena par les Bourgs , &c. ]De l'Attique.
Vers 71. Eschyle dans le Chœur , &c. ]Horace, au même endroit.
Post hune perfona pallaque repertor ho-nejta
z/Efchylus , & modicis inf ravit palpitatignis ,
Et docuit magnumque loqui , nitique co^thurno.
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