CHANT TROISIEME. 299
Peint le petit Enfant qui^, saute } revient yEt joyeux à sa Mere offre un caillou qu il tient *
Sur de trop vains objets, c est arrester la veuë.■sonnez à vostre ouvrage une juste estenduë.
Que le debut soit simple & naît rien d’affecté.Nallezpas dés sabord, sur Pégaze monté,
Crier à vos Lecteurs, dune voix de tonnerre,
Je chante le Vainqueur des Vûnqueurs de la Terre.Que produira l’Autheur aprés tous ces grands cris ?
La Montagne en travail enfante une souris.
^ O ! que j’aime bien mieux cet Autheur plein d’adresse,Qui fans faire d’abord de fi haute promesse,
^le dit d’un ton aisé, doux, simple, harmonieux,
Je chante les combats, & cet homme pieux ,
^ Qui des bords Phrygiens conduit dans VAusonie >
0 Eepremier aborda les champs de Lavinie.
Sa Muse en arrivant ne met pas tout en feu :
Et pour donner beaucoup, ne nous promet que peu,Eien-tost vous la verrez, prodiguant les miracles,
L>u destin des Latins prbnoncer les oracles ;
REMARQUES.
Témoignant le plaisr que reçoivent sesyeux,
D un étrange caillou qita fes pieds il ren-contre ,
C ait au premier venu la prétieufi montreRamasse une coquille, & et aise transporté,La présente k la mere avec naïveté.^ers 269. Que le debut soit fimple, &c. ]e précepte est tiré d’Horaec Art poëti-
9 Ue » vers 136.
Nec sc ìncipies ut fcriptor cyclicus ohm >Fortunam Priami cantabo , & nobìlebelium, &c.
Vers 272. je chante le Vainqueur &c }Premier vers du Poème d’Alaric , par Mvde Scaderi. Que la faute est belle s'écrieSainte-Garde dam fa Défense des beaux Es-prits qui ne déplaît point a Stace, qui fie dé-plaît point a Lueain, gjúì ne déplaît-poinít
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