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Tome premier.
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Zi6 L/ART POETIQUE.

185 Et libre du souci qui trouble Colletet,

N’attend pas, pour disner, le succès d’un SonnetII est vray : mais enfin cette affreuse disgrâceRarement parmi nous afflige le Parnasse.

Et que craindre en ce íìecle, où tousjours les beaux Artsipo D’un Astre favorable esprouvent les regards:

Où d’un Prince esclairé la sage prévoyanceFait par tout au Mérité ignorer l’indigence ?

Muses, dictez fa Gloire à tous vos Nourrissons.Son nom vaut mieux pour eux que toutes vos leçons»Que Corneille, pour lui rallumant son audace,

Soit encor le Corneille & du Cid & d’Horace.

Que Racine, enfantant des miracles nouveaux,

De ses Héros fur luy forme tous les tableaux.

Que de son nom, chanté parla bouche des Belles,20O Benserade en tous lieux amuse les ruelles,

REMARQUES.

Vers 200. Benserade .'... amuse les ruel-les. ] Benserade s’éroít acquis à la Courune réputation brillante par ses vers galans,& sur-toutpar les vers qu’il íaiíbit pour lespersonnes de la Cour, qm dansoienc dansles Ballets du Roi : dans ces vers il confon-doit, d’une maniéré fort ingénieuse, le ca-ractère des Períbnnes, avec celui des Per-sonnages qu’elles représentoierit. Mais ilsembloíf borné à ce talent. Les Métamor-phoses d’Ovide qu’il mit en Rondeaux ,furent Técueil de fa réputation. Elles neparurent qu’après l’Art poétique. M. Des-preaux n auroic pl US 0 sé citer Benseradecomme un Poete galant, çjoanté pfl'f la

’ouche des Belles.

Vers zox. Que Segraìs dans lEglogM-}îcgrgis de l'Académie Françoise , mort aCaën íà Patrie en 1701. s’est distingué s ur0ut par des Eglogues , Sc par un PoèmePastoral ious le titre d’Athis; dans lelq» Ê ^ S1 a parfaitement exprimé cette douce &■ngénjejsse simplicité qui fait le principa*taractére de l’Eglogue.

Vers 208. Soy-mesmese noyant p olir s or 'ir du naufrage. ] Après .le passage du Rhin,e Roi s’éroit rendu maître de presque tou-:e la Hollande ; & la Capitale même se disaosoit à lui envoyer ses clés. Les Hollan-dois, pour sauver le reste de leur pais,