CHANT QUATRIEME. 315
^our tant d’heureux bienfaits, les Muses reveréesPurent d’un juste encens dans la Grece honorées;
Et leur Art, attirant le culte des Mortels,
A fa gloire en cent lieux vit dresser des Autels,àais enfin l’Indigence amenant la Bassesse,
Ee Parnasse oublia fa premiere noblesse.
En vil amour du gain, infectant les esprits,
7° De mensonges grossiers fouilla tous les Efcrits ;
Et par tout enfantant mille ouvrages frivoles,
Erafiqua du discours, Sc vendit les paroles.
Ne vous flétrissez point par un vice fi bas.
^ l’or seul a pour vous d’invincibles appas,
^5 Euyez ces lieux charmans qu arrose le Permesse.
Ee n’est point fur fes bords quhabite la Richesse.AuxplusfçavansAutheurs, comme auxplus grands Guerriers*Apollon ne promet qu’un nom Sc des lauriers.
Mais, quoy? dans la disette une Muse affamée,ì§ 0 Ne peut pas, dira-t-on, subsister de fumée.
En Autheur, qui pressé d’un besoin importun,
Ee soir entend crier fes entrailles à jeun,
Oouste peu d’Helicon les douces promenades.
Eíorace a bû son saoul, quand il voit les Ménades ;
REMARQUES.
€<zdibm & viSlu sœdo deterruit Orpheus,■bitlus ob hoc lenire tigres rabidosque Icô-nes,
Vers 184. Horace d ben fin saoul. Sec. jJuvéna^ satire VII. vers 5?.
Ne que en'm cantare su b antro
Pierio , Thyrsumve potest contìngere mœfta
Paupertas atque arts inops, quo noble fa-que
Corpus eget.-fatur efl cum dìcìt HoratiusrHeu ohe-,
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