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Tome premier.
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LE LUTRIN

Ce Prélat fur le banc de son Rival altier,

Deux fois, le reportant, l’en couvrit tout entier.Muse, redy-moy donc, quelle ardeur de vengeance,io De ces Hommes sacrez rompit l’intelligence,

Et troubla fí long-temps deux célébrés Rivaux.

Tant de fiel entre-t-il dans famé des Dévots 1Et toy, fameux Héros, dont la sage entremiseDe ce schisme naissant débarrassa l’Eglise ;

Viend’un regard heureux animer mon projet,

Et garde-toy de rire en ce grave sujet.

Parmy les doux plaisirs dune paix fraternelle,

Paris voyoit fleurir son antique Chapelle.

8es Chanoines vermeils, Sc brillans de santé,

20 S’engraissoient dune longue & sainte oisiveté.

Sans sortir de leurs lits plus doux que leurs hermines,Ces pieux faineans faisoient chanter Matines ;

Veilloient à bien disner, Sc laissoient en leur lieuA des Chantres gagez le foin de louer Dieu.

25 Quand la Discorde encor toute noire de crimes,Sortant des Cordeliers pour aller aux Minimes,

R E M A R s) U E S.

Jacques Barrin, homme d’un vrai mérite,hL de M. de la Galilíonicre, Maître desRequêtes.

Vers 12. Tant de fiel entre-t-ih &c.} Vtf'

Ufo , &c.

Vers 9. Muse y redì-moy donc, &c. 1 Vir-gile , Enéide I.

gile au même endroit :

Musa mìhì causas rnemora i quo nttintnc

> — . . Tantœneanvmis cœleftibus ira?

Vers 13. Et toy , fameux Héros» 3