CHANT PREMIER. Z27
Avec cet air hideux qui fait frémir la Paix,
S arresta prés d un Arbre au pied de son Palais?.
Là, d’un œil attentif, contemplant son Empire ,
3° A l’aípectdu Tumulte, Elle-mefme s’admire.
Elle y voitpar le coche Sc d’Evreux Sc du Mans,Accourir à grands flots fesfìdeles Normans.
Elleyvoit aborder le Marquis, la Comtesse,
Ee Bourgeois, le Manant, le Clergé, la Noblesse ;
^5 Et par tout des Plaideurs les Escadrons espars,
Eaire autour de Themis flotter fes estendars.
Mais une Eglise seule à fes yeux immobile,
Garde au sein du Tumulte une assiette tranquille.
Elle feule la braveelle seule aux procès,
E)e fes paisibles murs veut defendre l’accés.
Ea Discorde, à l’aípect d’un Calme qui foffenfe,
Eait siffler fes ferpens, s’excite à la vengeance.
^abouche fe remplit d’un poison odieux,
Et de longs traits de feu luy sortent par les yeux.
^ Quoy, dit-Elle, d’un ton qui fit trembler les vitres,J auray pu jufqu’icy brouiller tous les Chapitres ;
REMARQUES.
;non.
le Premier Président de Lamoig:
Vers 16. Sortant des Cordeliers pour al-*ux Minimes, ] Il y eut de grandesp°uilleries dans ces deux Couvents , au^jet de l’élection des Supérieurs. Pour allerde ^’un à l’autre de ces Couvents, on passeprès du Palais, où est la Sainte Chapelle :
& c’est la route que l’Auteur fait tenir à laDiscorde.
Vers r. 8 . S’arrefla prés d'un arbre , Sec. ]C’est le Mai, que la Communauté des Clercsdu Palais, nommée ta Basoche , fait plantertous les ans dans la vieille Cour du Palais,près de la Sainte Chapelle.