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Tome premier.
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34° LE LUTRIN.

43 Si le Ciel en mes mains eust mis ma destinée,

Nous aurions fuy tous deux le joug de l’Hymenée :Et fans nous opposer ces devoirs prétendus,

Nous gousterions encor des plaisirs défendus.

Cesse donc à mes yeux d’estaler un vain titre.

50 Ne m’oste pas l’honneur d’estever un Pupitre :

Et toy-mefme, donnant un frein à tes désirs -Raffermi ma vertu qu’eíbranlent tes soupirs.

Que te diray-je ensin ì c’est le Ciel qui m’appelle.Une Eglise, un Prélat nf engage en sa querelle,

5 5 11 faut partir : j’y cours. Dissipe tes douleurs,

Et ne me trouble plus par ces indignes pleurs.

Il la quitte à ces mots. Son Amante effaréeDemeure le teint paste, & la veuë eígarée :

La force l’abandonne , Sc fa bouche trois fois60 Voulant le rappellerne trouve plus de voix.

Elle fuit, Sc de pleurs inondant son visage,

Seule poux Renfermer vole au cinquième estage.

Mais d’un houge prochain, accourant à ce bruit,

Sa servante Alizon la ratrape, Sc la fuit.

6$ Les ombres cependant, fur la Ville eípanduës,Du saisie des maisons descendent dans les ruës :

Le souper hors du Chœur chaste les Chapelains,

Et de Chantres beuvans les cabarets font pleins»

RE M J R QUE S.

Vers 66. Du faijle des maisons defcen- j Aíajorefque çadunî altis de ffiQntibus ttWdent } &c.] Virgile } Eclog. I. vers 83 . J ' bra.

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