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Tome premier.
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341
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CHANT SECOND. 341

Le redouté Brontin, que son devoir esveille,

Sort à sinstant chargé d une triple bouteille,

L’un vin dont Gilotin, qui sçavoit tout prévoir,

Au sortir du Conseil eut soin de le pourvoir.

L odeur d’un jus íì doux luy rend le faix moins rude.

H est bien-tost suivi du Sacristain Boirude,

Et tous deux, de ce pas s’en vont avec chaleurLu trop lent Perruquier réveiller la valeur.

Eartons, luy dit Brontin. Desja le Jour plus sombre ,Lans les eaux s’esteignant, va faire place à sombre.

^ L’où vient ce noir chagrin, que je lis dans tes yeux?

0 Quoy ? le Pardon sonnant te retrouve en ces lieux ìOu donc est ce grand cœur, dont tantost f allegreíleSembloit du jour trop long accuser la paresse ?Marche, Sc íui-nous du moins où l’honneur nous attend.^ Le Perruquier honteux rougit en l’escoutant.

S Auffi-tost de longs clous il prend une poignée:

$Ur son eípaule il charge une lourde coignée :

Et derrière son dos, qui tremble fous le poids,

H attache une sçie en forme de carquois.

L fort au mesme instant - il se met a leur teste.

A suivre ce grand Chef f un Sc s autre s’appreste.

Leur cœur semble allumé d’un zele tout nouveau,Brontin tient un maillet, Sc Boirude un marteau.

REMORQUES.

Vers 80. Quoy ? le Pardon sonnant, &c.] í quels on avertir le Peuple de réciter ÏAngc-G soiu Içs trois coups de cloche par les- j lus.