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Tome premier.
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350
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3 ÍP LE LUTRIN.

Loin des yeux d’un Prefet au travail assidu,

Va tenir quelquefois un Brelan défendu :

Si du veillant Argus la figure effrayante,

90 Dans l’ardeur du plaisir à leurs yeux fe prefente -Le jeu cesse à l’instant, l’azile est deferté,

Et tout fuit à grands pas le Tyran redouté.

La Discorde qui voit leur honteuse disgrâce ,

Dans les airs cependant tonne, eselate, menace,

5^ Et malgré la frayeur dont leurs cœurs font glacez*S’appreste à réunir ses Soldats dispersez.

Aussi-tost de Sidrac elle emprunte l’image :

Elle ride son front, allonge son visage,

Sur un baston noueux laisse courber son corps,

100 Dont h Chicane semble animer les ressorts;

Prend un cierge en fa main, Sc d’une voix cassée,Vient ainsi gourmander la Troupe terrassée.

Lasehes, où fuyez-vous ? Quelle peur vous abbat lAux cris d’un vil Oyseau vous cedez fans combat.

10 j Où font ces beaux discours jadis si pleins d’audace?Craignez-vous d’un Hibou l’impuissante grimace ?Que serieZ'Vous - helas ! si quelque exploit nouveauChaque jour, comme moy, vous traifnoit au Barreau?S’il falloit fans amis, briguant une audience,

11 o D’un Magistrat glacé foustenir la présence :

RE M A R QU E S.

Vers 103. Lafihes, ou juyez,-vous ? &c.]Dans 1 Iliade, Livre VII. vers 1 1 1. Aucundes Gtecs n osant íè présenter pour com-

battre Hector, qui les défioit en combtésingulier : Nestor leur fait des reproches *peu près semblables.