3 ÍP LE LUTRIN.
Loin des yeux d’un Prefet au travail assidu,
Va tenir quelquefois un Brelan défendu :
Si du veillant Argus la figure effrayante,
90 Dans l’ardeur du plaisir à leurs yeux fe prefente -Le jeu cesse à l’instant, l’azile est deferté,
Et tout fuit à grands pas le Tyran redouté.
La Discorde qui voit leur honteuse disgrâce ,
Dans les airs cependant tonne, eselate, menace,
5^ Et malgré la frayeur dont leurs cœurs font glacez*S’appreste à réunir ses Soldats dispersez.
Aussi-tost de Sidrac elle emprunte l’image :
Elle ride son front, allonge son visage,
Sur un baston noueux laisse courber son corps,
100 Dont h Chicane semble animer les ressorts;
Prend un cierge en fa main, Sc d’une voix cassée,Vient ainsi gourmander la Troupe terrassée.
Lasehes, où fuyez-vous ? Quelle peur vous abbat lAux cris d’un vil Oyseau vous cedez fans combat.
10 j Où font ces beaux discours jadis si pleins d’audace?Craignez-vous d’un Hibou l’impuissante grimace ?Que serieZ'Vous - helas ! si quelque exploit nouveauChaque jour, comme moy, vous traifnoit au Barreau?S’il falloit fans amis, briguant une audience,
11 o D’un Magistrat glacé foustenir la présence :
RE M A R QU E S.
Vers 103. Lafihes, ou juyez,-vous ? &c.]Dans 1 Iliade, Livre VII. vers 1 1 1. Aucundes Gtecs n osant íè présenter pour com-
battre Hector, qui les défioit en combtésingulier : Nestor leur fait des reproches *peu près semblables.