CHANT TROISIEME. 549
^ Lit-il, le temps est cher, portons-le dans le Temple.C’est-là qu il faut demain qu’un Prélat le'contemple.Et d’un bras, à ces mots, qui peut tout eíbranler,Euy- m esme se courbant, s’appreste à le rouler.
•^ais à peine il y touche, ô prodige incroyable !
Que du Pupitre fort une voix effroyable.
Erontin en est émeu, le Sacristain pastit,
Le Perruquier commence à regretter son lit.
Dans son hardi projet toutefois il s’obstine :
Lorsque des flancs poudreux de la vaste machine^5 L’Oyseau sort en courroux, Sc d’un cri menaçantAcheve d’estonner le Barbier frémissant.
Le ses aistes dans f air secouant la poussière, •
Lans la main de Boirude il esteint la lumière ;
Les Guerriers à ce coup demeurent confondus :
Us regagnent la Nef de frayeur efperdus.
Sous leurs corps tremblotans leurs genoux s’affoibliíTent;L’une subite horreur leurs cheveux fe hérissent ;
Lt bien-tost, au travers des ombres de la nuit,
Le timide Escadron fe dissipe Sc s’enfuit.j Ainst lorsqu en un coin, qui leur tient lieu d'asile -L’Efcoliers libertins une troupe indocile,
RE M A R QU E S,
Vers (fj. —- Portons-le dam le Temple. ]Ce le est tout-à fait équivoque ; il fe rap-porte à Lutrin , qui est quatre vers plushaut.
Vers 70. Que du Pupitre fort me voixffioyable. J Virgile, Enéide III.. v. 78.
- Gémit us lachrymabdìs imo
yìudttur tumulo & vox reddita ferturad aures.
Vers 7 C. ylcbeve d'eflonner le Barbierfrémissant.] Le Batbier est ici le même petníò.nnage que lç Perruquier , vers 72.