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Tome premier.
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453
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PARODIE. 4/3

CHAPELAIN.

D’un affront fi cruel

Qu a l’honneur de tous deux il porte un coup mortel :

Dune insulte... Le traître eût payé la PerruqueUn quart d’écu du moins, fans mon âge caduque.

Ma plume que mes doigts ne peuvent soutenir130 Je la remets aux tiens pour écrire ôt punir. *

Va contre un insolent faire un bon gros Ouvrage.

C’est dedans f encre seul qu on lave un tel outrage :

Rime, ou creve. Au surplus, pour ne te point flatter,

Je te donne à combattre un homme à redouter;

13y Je l’ai vû fort poudreux au milieu des Libraires,

Se faire un beau rempart de deux mille exemplaires.CASSAIGNE.

Son nom ? C’est perdre temps en discours superflus.CHAPELAIN.

Donc pour te dire encor quelque chose de plus ;

Plus enflé que Boyer, plus bruyant qu’un tonnerre-

140 G est...

CASSAIGNE.

De grâce, achevez.

CHAPELAIN.

Le terrible La Serre.CASSAIGNE.

Le...

CHAPELAIN.

Ne réplique point, je comtois ton fatras.

Combats fur ma parole, 6c tu l’emporteras,

Donnant pour des cheveux ma Pucelle en échange,

J’en vais chercher ; barbouille, écri, rime ôc nous vange.

REMARQUES.

Vers 131. C efl dedans l’encre seul.'] Encre seul ,pour seule, faute exprès affectée en la personnede Chapelain.

Vers rzA. Plus enflé que Boyer.] Le caractèredes . vers de Boyer est marqué pages & 35.de la petite Comédie de Bourfault, intitulée laSatire des Satires , imprimée en 166?. Claude

j Boyer, d’Alby, avoir été reçu à l’Académiej Françoise en 1667.

Vers 14t. — Je cannois ton fatras. ] Le fatrasdont tu es capable. Pierre Le Févre Curé de Me-rai, dans son Art de pleine Rhétorique,fait men-tion d’une Poésie de son temps nommée Fatras %où un jpême vers ctoit souvent répété.