* PremìerePhilippique,pag. if. editde Balle.
68 TRAITE’ DU SUBLIME.
Peinture. En effet , que l’on colore plusieurs choseségalement tracées fur un mesime plan, Sc qu’on y mettele jour Sc les ombres, il est certain que ce qui. se pre-sentera d’abord à la veuë, ce sera le lumineux, à causede son grand esclat, qui fait (i) qu’il semble sortir horsduTableau, Sc s’approcher en quelque façon de nous.Ainsi le Sublime Sc le Pathétique, soit par une affiniténaturelle qu’ils ont avec les mouvemens denostreame,soit à cause de leur brillant , paroiffent davantage , Scsemblent toucher de plus prés nostre esprit, que lesFigures dont ils cachent s Art, Sc. qu ils mettent commeà couvert.
CHAPITRE XVI.
Des Interrogations,
Q Ue diray-je des demandes & des interrogations?
Car qui peut nier que ces sortes de Figures nedonnent beaucoup plus de mouvement , d’action, Scde force au discours ? * Ne voulez*- vous jamais faireautre chose , dit Demoslhene aux Athéniens, qu allerpar la ville vous demander les uns aux autres : Quedìt~on de nouveau ? Et que peut^on vous apprendre deplus nouveau que ce que vous voyez* ì Un homme de
remarques.
(i) Qu'il semble sortir hors du tableau.']
k"à°' , «J ìïyJiífa sapà orokò
paifíTcei. lícuótÔpoi ne signifie rien en cet
endroit. Longin avoit fans doute écrit,xj * (Myoi íí’iyjïi ùkkd xj êjymp&i, $cc. actionmod9 emmens, sed & propius mnlto vide «