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Tome second.
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94 TRAITE’ DU SUBLIME.

l’excès ; c est ce que Ton remarque assez fans que je le

* D es Loï x , dise. Et c’est pourquoi Platon mesme * n’a pas été peu

liv. é. pag. f x * i r

lí. Estfennef blasmé - de ce que souvent, comme par une fureur dediscours, il se laisse emporter à des Métaphores dures Scexcessives, & à une vaine pompe allégorique. On ne con-cevra pas aisément - dit-il en un endroit, qu il en doitejlre de mesne d'une Ville comme d’un vas , ou le vin qu onvers , & qui ejl dé abord bouillant &furieux , tout d’uncoup entrant ensciete avec une autre Divinitésobre, quile chaflie , devient doux & bon à boire. D’appeller seauune Divinité'sobre 3 & de íè íèrvir du terme de chaflierpour temperer : en un mot, de s’eítudier íì fort à ces peti-tes fineíïès, cela lent - difent-ils, son Poète qui n’efì pasluy-meíme trop sobre. Et c'elì peut-estre ce qui a donnéíujet à Cecilius de décider íì hardiment dans ses Com-mentaires fùr Lysias - que Lysias valoit mieux en toutque Platon, poussé par deux íèntimens aussi peu raison-nables l’un que sautre. Car bien qu’il aimait Lysias plusque foy-meíme, il haïssoit encore plus Platon qu’il n’ai-moit Lysias : si-bien que porté de ces deux mouvemens,Sc par un esprit de contradiction , il a avancé plusieurschoies de ces deux Autheurs, qui ne íont pas des déci-sions si souveraines qu il s’imagine. (i) De fait, accusant

R E M A R gsV E S.

f i ) Dé fait accusant Tlaton , &c.J II mesemble que cela n’explique pas assez la pen-sée de Longin, qui dit : En effet il préféréà Flarn - gai ejl tombé en beaucoup d’en-

droits , il lui préféré , disse , Lyfîas , commeun Orateur achevé, & qui r?a point de dé-fauts, èíC, Dacjer, ’ •