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Tome second.
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TRAITE’ DU SUBLIME. 95

Platon d’estre tombé en pluíìeurs endroits, il parle del’autre comme d’un Autheur achevé, Sc qui na pointde défauts ; ce qui, bien loin d’estre vray, na pas mefmeUne ombre de vraisemblance. Et en effet , ou trouverons-nous un Efcrivain qui ne peche jamais, Sc ou il n y aittien à reprendre.

CHAPITRE XXVII.

Si Von doit préférés le JVLediocre pars%ìt au Sublimequi a quelques défauts .

P Eut-estre ne fera-t-il pas hors de propos d examinericy cette question en général, fç avoir, lequel vautmieux soit dans la Prose, soit dans la Poésie , d’un Su-blime qui a quelques défauts, ou d une Médiocrité par-faite , Sc faine en toutes ses parties, qui ne tombe Sc nefe dément point: Sc ensuite lequel, à juger équitable-ment des choses, doit emporter le prix de deux Ouvra-ges , dont l’un a un plus grand nombre de beautez, maisl’autre va plus au Grand Sc au Sublime. Car ces questionsestant naturelles à nostre sujet, il faut neceíïàirement lesrefondre. Premierement donc je tiens pour moy, qu uneGrandeur au dessus de l’ordinaire , n’a point naturelle^ment la pureté du Médiocre. En effet, dans un discoursfì poli & si limé, il faut craindre la bassesse : Sc il en estde mefme du Sublime que dune richesse immense, oùl’on ne peut pas prendre garde atout de si prés, 6c où il

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