TRAITE’ DU SUBLIME, ioi
înosthene ayant ramassé en íoy toutes les qualitez d’unOrateur véritablement né au Sublime , & entierementperfectionné par festude, ce ton de majesté Sc de gran-deur, ces mouvemens animez, cette fertilité, cette adres-se , cette promptitude, Sc ce qu’on doit íixr tout estimeren luy, cette force Sc cette vehemence , dont jamaispersonne n a sçeû approcher : Par toutes ces divines qua-litez , que je regarde en effet comme autant de raresprefens qu il avoit reçeûs des Dieux , Sc qu’il ne m’estpas permis d’appeller des qualitez humaines ; il a effacétout ce qu’ií y a eu d’Orateurs célébrés dans tous les sié-cles , les laissant comme abbatus Sc eíblouïs , pour ainsidire, de ses tonnerres Sc de ses eíclairs. Car dans les par-ties où il excelle, il est tellement élevé au dessus d’eux,qu il répare entierement par-là celles qui luy manquent.Et certainement il est plus aisé d’envifager fixement, Scles yeux ouverts, les foudres qui tombent du Ciel, quede n’estre point efmeû des violentes passions qui règnenten foule dans ses Ouvrages.
R E M A R gJV E S.
Mement sublime ressemble en quelque ma-niéré à un homme qui est échauffé par le vin.Dacier.
(2) Au lieu que Démoflhéne , J Je n’aipoint exprimé 'tvfìiv 8c ’írSev <N > de peur detrop embarrasser la période. Boileau,