Paroles fieLongin ,
Ch. XXVII.
188 REFLEXIONS
Modernes. Je n’admets dans ce haut rang que ce petitnombre d’Eícrivains merveilleux, dont le nom seul saitl’éloge, comme Homere,Platon, Cicéron, Virgile, Scc.Et je ne réglé point l’estime que je fais deux par le tempsqu’îl y a que leurs Ouvrages durent : mais par le tempsqu’il y a qu on les admire. C’est de quoy il est bon d’.a-vertir beaucoup de gens, qui pourroient mahà-proposcroire ce que veut insinuer nostre Censeur ; qu’on neloue les Anciens, que parce qu’ils font Anciens; & qu’onne blasme les Modernes, que parce qu’ils font Moder-nes : ce qui n est point du tout véritable, y ayant beau-coup d’Anciens qu’on n’admire point, & beaucoup deModernes que tout le monde loue. L’antiquité d’unEfcrivain n’est pas un titre certain de son mérité : maisl’antique & constante admiration qu’on a tousjours euepour ses Ouvrages, est une preuve seure Sc infailliblequ’on les doit admirer.
REFLEXION VIII.
Il rien est pas ainfide Pindare & de Sophocle . Car au mi-lieu de leur plus grande violence , durant qu ils ton-nent & foudroient, pour ainstdire , souvent leur ardeurvient à s’esteindre , & ils tombent malheureusement.
L Ongin donne icy aísez à entendre qu’il avoit trou-vé des choses à redire dans Pindare. Et dans quelAutheur n-en trouve-t-on point ? Mais en mesme temp S