CRITIQUES. 189
il déclaré que ces fautes, qu’il y a remarquées, ne peu-vent point estre appellées proprement fautes, & que cerie font que de petites négligences ou Pindare est tombe,a cause de cet esprit divin dont il est entraisne, & qu iln'esìoit pas en fa puissance de régler comme il vouloit.C’est ainsi que le plus grand Sc le plus fevere de tous lesCritiques Grecs parle de Pindare, mefme en le censurant.
Ce n est pas là le langage de Monsieur P** a hommequi feûrement ne fçait point de Grec. (1) Selon luy Pin-dare non seulement est plein de véritables fautes ; maisc’est un Autheur qui n a aucune beauté, un Diseur degalimathias impénétrable, que jamais personne n a peucomprendre, Sc dont Horace s’est moqué quand il a ditque c’estoit un Poëte inimitable. En un mot, c est un Ef-crivain [fans mérité, qui n est estimé que d’un certainnombre de Sçavans, qui le lisent fans le concevoir, Scqui ne s’attachent qu’à recueillir quelques misérablesSentences, dont il a semé ses Ouvrages. Voilà ce qu iljuge à propos d’avancer fans preuves dans le dernier deses Dialogues. II est vrai que dans un autre de ( 2 ) fesDialogues il vient à la preuve devant Madame la Prési-dente Morinet, & prétend monstres que le commence-ment de lapremiere Ode de ce grand Poète ne s entendpoint, C’est ce qu’il prouve admirablement par la tra-
H E M J R £L V E s -
f O. Selon lui, &c.~\ Parallèles, Tom. I.p. I C D Un mure desesDialogues, &c.1 ^2 3-Tom. III. p, 161 , 1 raUdes,Tçm.I.p. 25.