CRITIQUES. 2iy
au stile ílmple. J’estois en quelque forte résolu de ri yrien reípondre. Cependant mes Libraires depuis quel-que temps , à force d’importunitez, m’ayant enfin faitconsentir à une nouvelle édition de mes Ouvrages, iím’a semblé que cette édition feroit défectueuse , fi jen'y donnois quelque signe de vie fur les attaques d’unsi célébré Adversaire. Je me suis donc ensin déterminé ày refpondre ; & il m’a paru que le meilleur parti que jepouvois prendre, c’estoit d’adjouster aux neuf Réfle-xions que j'ay desja faites fur Longin, Sc où je croiavoir aífez bien confondu M. P^,une dixiefmeRéfle-xion , où je refpondrois aux deux Dissertations nou-vellement publiées contre moy. C'efì ce que je vaisexécuter icy. Mais comme ce n’est point Monsieur Huetqui a fait imprimer luy-mesine la Lettre qu on luy attri-bue , Sc que cet illustre Prélat ne m’en a point parlé dansl’Académie Françoise, où j’ay l’honneur d’estre son Con-frère, Sc où je le vois quelquefois; Monsieur le Clercpermettra que je ne me propose d’Adversaire que Mon-sieur le Clerc, Sc que par là je m’eípargne le chagrind avoir à efcrire contre un aufíì grand Prélat que Mon-sieur Huet, dont, en qualité de Chrestien, je respecte fortla Dignité ; Sc dont, en qualité d’Homme de Lettres,j’honore extrêmement le mérité Sc le grand fçavoir. Ainsic’est au seul Monsieur le Clerc que je vais parler ; Sc iltrouvera bon que je le faste en ces termes :
Vous croyez donc, Monsieur, A vous le croyez de
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