218 REFLEXIONS
niste que moy ; il se tint dans le silence. Nostre demeíléparut esteint, Sc je n entendis parler de rien jusqu en milsept cent neuf- qu un de mes amis me fit voir dans undixiefine Tome de la Bibliothèque choifie de Mon-sieur le Clerc, fameux Protestant de Geneve réfugié enHollande, un Chapitre de plus de vingt-cinq pages, oUce Protestant nous réfuté tres- impérieusement Longin& moy, A nous traite tous deux d’Aveugles, & de petitsEsprits j d’avoir creû qu il y avoit là quelque sublimité.L’occasion qu il prend pour nous faire aprés coup cetteinsulte, c’est une prétendue Lettre du sçavant MonsieurHuet, aujourd’huy ancien Evesque d’Avranches , quiluy est- dit-il - tombée entre les mains- Sc que pour mieuxnous foudroyer - il transcrit tout entiere; y joignantneantmoins, afin de la mieux faire valoir , plusieurs Re-marques de fa façon - presque auíïì longues que la Lettremesme. De sorte que ce sont comme deux eípeces deDissertations ramassées ensemble , dont il fait un sèulOuvrage.
Bien que ces deux Dissertations soient escrites avecassez d’amertume Sc d’aigreur, je fus médiocrement esmeû en les lisant - parce que les raisons m en parurentextrêmement foibles: que Monsieur le Clerc- dans celong verbiage qu'il estale - n entame pas, pour ainsi dire-la question - Sc que tout ce quil y avance ne vient quedune équivoque fur le mot de Sublime, qu’il confondavec le stile sublime - Sc qu il croît entierement opposé