LETTRES.
DISSERTATION
SUR LA JOCONDE=(0
A
M L’ABBE LE VAYER*
LETTRE I,
IVIoNSIEUR,
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Votre gageure est fans doute fort plaisante ,8c j aíri de tout mon cœur de la bonne foi avec laquelle votreAmi soutient une opinion aulïì peu raisonnable que l asienne. Mais cela ne m’a point du tout surpris : ce n’ e ^pas d’aujourd’hui que les plus méchans Ouvrages ot&trouvé de sincères protecteurs, 8c que des opiniastresont entrepris de combattre la Raison à force ouverte. E*pour ne vous point citer ici d’exemples du commun *il n’est pas que vous n aïez oiii parler du goust bizarre( 2 ) de cet Empereur, qui préféra les Ecrits d’un je ne
K E M A R E S.
(l) U parut en ì66j. deux Traductionsen Vers François de la Joconde ; l’une étoitdu célèbre la Fontaine, & l’autre d u SieurBouillon, Poète médiocre. IIy eut une ga-geure considérable for la préférence de cesdeux Ouvrages , entre M. l’Abbé leVayer,8c M. de Saint-Gilles. Molière étoit leurami commun : ils le prirent pour Juge; mais
il refuse de direfon sentiment, pour ne Pfaire perdre la gageure à Saint-GiH eS .’’ ^avoir parié pour la Joconde deM. Deípréaux, jeune alors, décida lerend par cette Dissertation en formeLettre.
(z) De cet Empereur. J Caligm 3 -
tons.