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Tome second.
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3 62 LETTRES.

France ; niais oseroit-on se familiariser de meíme avecle Libérateur de Meíïine, le vainqueur de Ruyter, I edestructeur de la Flotte Espagnole ? Seriez-vous le pre-mier Héros quune extresme prospérité ne pust enor-gueillir? Estes-vous encore ce meíme grand Seigneurqui venoit souper chez un misérable Poète, Sc y porte-riez-vous fans honte vos nouveaux Lauriers au secondSc au troisième étage?Non,non, MONSEIGNEUR»je n’oserois plus me stater de cet honneur. Ce seroitassez pour moi que vous fuffîez de retour à Paris;me tiendrois trop heureux de pouvoir grossir les pelo'tons de peuple qui s’amasseroient dans les rues, pourvous voir passer. Mais je n’oserois pas meíme eíperercette joïe. Vous vous estes si fort habitué à gagner d eSBatailles, que vous ne voulez plus faire d’autre meítíefrII n’y a pas moïen de vous tirer de la Sicile. Cela a cco&"mode fort toute la France ; mais cela ne m’accommodepoint du tout. Quelque belles que soient vos Victoires»je n’en sçaurois estre content, puiíqu elles vous rendesd’autant plus nécessaire au pais où vous estes ; Sc qu’e navançant vos Conquestes, elles reculent vostre retottf*Tout passionné que je fuis pour vostre gloire, je che slSencore plus vostre personne, Sc j’aimerois encore mie uXvous entendre parler ici de Chapelain Sc de Quinaust,que d’entendre la Renommée parler si avantageusementde vous. Et puis,MONSEIGNEUR, combien pen-sez-vous que vostre protection m’est nécessaire en ee