LETTRES. z 67
V °US enrichissez toutes mes pensées en les exprimant.^°ut ce que vous maniez íè change en^r;les caillouxme foie, s’il Lut ainsi parler, deviennent des pierres pré-Cle uses entre vos mains. Jugez après cela íì vous devez€î£ iger de moi, que je vous marque les endroits où vousP°Uvez vous estre un peu écarté de mon sens. Quand à^ place de mes pensées vous m’auriez, fans y prendreS^de, preíté quelques-unes des v ostrés , bien loin dee ïïiploïer à les faire oster, je fongerois à profiter deRostre méprise, Sc je les adopterois fur le champ pourfaire honneur. Mais vous ne me mettez nulle parta cette épreuve. Tout est également juste* exact, fideledans votre Traduction; Sc bien que vous m’y aïez fortEmbelli, je ne laisse pas de m’y reconnoislre par tout,dites donc plus, Monsieur* que vous craignezdc ne m’avoir pas assez bien entendu. Dites-moi plû—■^st comment vous avez fait pour m’entendre fi bien ,^ pour appercevoir dans mon Ouvrage jusqu a des fi-asses * que je croy ois ne pouvoir estre senties que pard e s gens nez en France* & nourris à la Cour de LOUISGRAND. Je vois bien que vous n’estes étrangeraucun pais. Sc que par l’étenduë de vos connoissan-Ces Vous. estes de toutes les Cours* Sc de toutes les Na-* l0 ns. La Lettre Sc les Vers François, que vous m’avezait 1 honneur de rn écrire * en íont un bon témoignage.
n ssy voit rien d'effranger que vostre nom, Sc il n’y aP°itit en France d’homme de bon goust * qui ne vou-