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Tome second.
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LETTRES. z8i

l’illustre M. Arnauld vous a écrite au íujet de masixième Satire.

Car outre que cette Lettre a déja esté rendue publi-que dans deux Recueils des Ouvrages de ce grand hom-me , jê vous prie , Monsieur, de faire réflexion, quedans la Préface de vostre Apologie des Femmes, con-tre laquelle cet Ouvrage me défend - vous ne me re-prochez pas seulement des fautes de Raisonnement 6cde Grammaire : mais que vous m’accusez d’avoir ditdes mots laies, d’avoir glissé beaucoup d’impuretés, 6cd avoir fait des médisances. Je vous supplie, dis- je, dec onfíderer, que ces reproches regardant f honneur - ceferoit en quelque forte reconnoiflre qu’ils font vrais,flUe de les p aster íòus íilence. Qu’ainfl je ne pouvoisPas honnestement me dispenser de m’en disculper moi-^esme dans ma nouvelle Edition, ou d’y inférer unelettre qui m’en disculpe fl honorablement. Ajoustezque cette Lettre est écrite avec tant d’honnesteté 6cd égards pour celui mefme contre qui elle est écrite,qu’un honneste homme, à mon avis, ne fçauroit s’en°ffènfer. J’ofe donc me flatter, je le répete, que vous

verrez fans chagrin ; Sc que comme j’avouë franche-ment que le dépit de me voir critiqué dans vos Dialo-gues , m’a fait dire des choses qu il íèroit mieux de n’a-v °ir point dites, vous confeíferez aufli que le déplaisird estre attaqué dans ma dixième Satire , vous y a faitv °m des médisances 6c des saletés qui riy font point.