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Tome second.
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422 LETTRES.

quoique cela ne soit pas tousjours vrai. Mais cela fait-dqu’un mari doive croire - à moins que de passer pourpeu fin, Sc pour peu instruit des choses du monde, qu^n est pas le pere des enfàns de fa femme ? Cést tout l gcontraire. Car à moins qu’il n’en eust des preuves cer-taines , il ne pourroit croire qu il ne l’est pas, fans fa ireun jugement téméraire très-criminel contre son épouse*

Cependant, Mon sieur, comme c est de ces dettfendroits, que vous avez pris sujet de faire passer la Sa-tire de M. Defpréaux pour une déclamation contre ^mariage, Sc qui blessoit fhonnesteté Sc les bonnes moeursjugez si vous savez pû faire fans blesser vous-mefme &justice Sc la charité.

Je trouve dans vostre Préface deux endroits très-pro-prés à justifier la Satire, quoique ce soit en la blasinarrt'L’un est ce que vous dites en la page cinquieíme,tout homme qui compose une Satire , doit avoir pour b 1itfd’inspirer une bonne JVLorale ; & qu 1 on peut S sanstort a M. Despre'aux ,présumer qu il n a pas eu ce dejsL’autre est la réponse que vous faites à Ce qu il avoirà la fin de la Préface de fa Satire, que les femmes nefer° ntpas plus choquées des prédications qu il leur fait d^ scette Satire contre leurs défauts , que des Satires que l eSPrédicateurs f ont tous les jours en Chaire contre ces tuesmes défauts .

Vous avouez qu’on peut comparer les Satires avccles Prédications, Sc qu’il est de la nature de tous les deux