DE L'ASTRONOMIE MODERNE. 27d'un canonicat, et se trouva libre, dans son habi-tation de Fruenberg, de se livrer a 1 etude duciel.
Copernic , dans ce repos, dans une solitude oùilyatoujours moins de préjugés, oùla raison a plusd’empire , médita sur les connoissances acquisesavant lui. Il sonda toutes les hypothèses ; révoltépar tout leur attirail de cercles , affligé surtout quela philosophie connût si mal le monde, et lit si peud’honneur à son immortel auteur , en lui prêtant
un mécanismeindigne de son intelligence suprême,
il chercha des secours dans l’antiquité.
Les préjugés tenoient encore dans les bonitestêtes, même dans celles qui clierchoient a s endébarrasser. Celui des anciens sur la forme sphé-rique occupoit Copernic. Il commença son grandouvrage des révolutions célestes, par établir quela figure du monde est sphérique : c est, dit-il,la plus parfaite, celle qui comprend le plus dechoses dans une espace donné, et en même tempscelle qui est la plus propre à se conserver ; cettelorme est celle de presque toutes les parties figuréesdelà Terre-, c’est celle du Soleil, delà Lune et detous les astres. Les gouttes d’eau la prennent na-turellement lorsqu’elles parviennent à 1 équilibre ;cette forme doit être celle de l'assemblage desparties, c’est-à-dire, du monde-