DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 83taux, est comparé au Soleil, d’où procède lachaleur vivifiante ; le cerveau est assimilé à laLune , il croit et décroît avec elle. Ces deux vis-*ceres ont, dans le corps humain , le même ranget les mêmes importances que les deux grandsluminaires ont dans les choses célestes. Le cœur ,d où naît le mouvement, le cerveau , d ou par-tent les idées, ont la liaison la plus intime, commele Soleil et la Lune qui se suivent et s’atteignentpour recommencer ensemble leur cours. Le foieet les reins, viscères moins considérables, maisnon moins utiles , se rapportent à deux planètesbienfaisantes; le foie, où se prépare le sang, quifait la vie , est soumis à Jupiter , planète sanguineet vitale ; les reins , où est le réservoir de la repro-duction , dépendent de Vénus , planète politiqueet mère des générations. La rate et le fiel, des-tinés à des fonctions moins nobles, sont aban-donnés à des planètes inférieures et moins bien-faisantes ; la rate , le dépôt de la bsle , subit la loide Saturne , astre sombre et mélancolique, et lefiel, domicile delà colère , est sous l'empire deMars, astre impétueux et courroucé. Il reste lepoumon qui, agile comme Mercure , est sujet auxmêmes vicissitudes ; placé dans une agitationcontinue au milieu de la poitrine où il env-r-lopnele cœur,il pompe l’air pour le ranimer, semblable
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