HISTOIRE
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belle idée que celle de l'économie de la nature:mais cette économie est son secret ; elle n’étale audehors que magnificence et variété ; couverte partant de phénomènes, son unité est profondémentcachée; sa simplicité est un principe vaste et su-blime ; il est clair qu’elle n’a pu se présenter d’elle-même : l’homme voit les choses séparées, avantde les considérer ensemble, avant d’imaginer unechaîne pour les unir, des classes pour les distin-guer: d a la notion de l’individu, avant d’avoir cellede l'espèce. Or. rien n’étoit moins simple que lessystèmes des anciens : chaque opération de la na-ture avoit un agent; on trouve autant de divinitésque de passions et de maladies. Les arbres ne croî-Iroient pas sans les Nymphes qui les animent ; leseaux ne eouleroient point, si une déité ne siégeoità leur source ; Eole a sous ses ordres des dieuxsubalternes . pour souffler de toutes parts sur laTerre : les Triions excitent ou calment les tem-pêtes de la mer; Platon secoue les fondemens dumonde ; Jupiter lance la foudre , et l’arc-en-cielest conduit par Iris, quand il brille sur les nuages-L’unité de Dieu et de la nature étoit donc par-tout méconnue: s’il est évident que cette vaste théo-gonie n’est qu’un travestissement de Ja physiquedes anciens , il faut avouer que la multiplicité desfiieux, prouve la multiplicité des causes. En écri-