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2 (1805) Histoire de l'astronomie moderne en europe / de J.-S. Bailly ; par V. C.
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HISTOIRE

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sillonnée de creux et de profondeurs, hérisséed’aspérités. Galilée étoit libre des préjugés deKécole ; jl ne balança point à reconnoître la natureterrestre dans la Lune.Il jugea que ces traits'lu-mineux, ces points brillans, qui s’éloignent horsdu terme de la lumière et précèdent son arrivée ,sont des sommets de montagnes éclairées avanttes plaines. Il jugea que les parties unies , mais lu-mineuses , étoient les plaines du sot, les partiesobscures, les plaines des eaux: l'apparence exté-rieure de la Lune est donc semblable à celle dela Terre .

Galilée , en tournant son télescope vers les étoilesfixes, fut bien étonné de 3e pas voir ces astresagrandiscomme ilavoitvula Lune . Le philosophefut trompé ; il avoit cru vraisemblablement y voirdes détails, qui éclairciraient leur nature , maisil n’y vit rien de plus que des points brillans , telsqu'on les voit à la vue simple , et ce qui t'étonnale plus, c’est la multitude des étoiles que le téles-cope fit paroitre , et pour ainsi dire créa dans leschamps du ciel.

Une autre découverte non moins singulière, futcelle des taches du Soleil. Galilée avoit la vue d’uaaigle, il osa fixer cet astre, et il vit ce que l’antiquiténauroit jamais imaginé, et ce quelle n’auroit vuqu’avec douleur ; il y découvrit des taches d’autant