de l’astronomie moderne; i43
de ne plus défendre ce système ni de vive voix,ni par écrit. Mai s. l’amour de la vérité est unepassion aussi impérieuse que les autres , une pas-SI on durable comme son objet. L’homme qui asaisi la vérité pendant sa vie , la placeet s’appuiesur elle au bord de son tombeau. Galilée avoitpromis plus qu’il ne pouvoit tenir : devons-nouspromettre ce qui est au dessus de nos efforts ? ten-terons-nous de réprimer les vents et les tempêtes,de faire remonter les lorrens vers leur source ?Le cours des opinions ne remonte pas non plusvers la sienne ; il faut qu’il s’accomplisse, et lepouvoir de l’homme ne peut arrêter la vérité lors-qu’elle descend sur la Terre. Galilée ne put ré-sister à l’évidence des mouvemens de la Terre :cette vérité étoit écrite de toutes parts au ciel,dans le mouvement égal et simultané de tousles astres de l’orient vers le couchant , dansl’apparence du cours des planètes que la Terre trouble et dérange par le sien, dans le systèmede Jupiter , dans les phases de Vénus , enfin danstous les phénomènes qui révèlent l’ordre et l’ar-rangement du monde. Une put forcer sa boucheà enseigner une autre hypothèse.
Ce retour de Galilée vers une opinion con-damnée , parut un crime : l’envie le dénonça Uneseconde fois; et, à l’âge de soixante-dix ans, le