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HISTOIRE
regards de l’Académie des Sciences de Paris , etc’est par cette grande opération, exécutée avectoute l’exactitude moderne, que ces travaux com*mencèrent. L’antiquité , enveloppée dans l’incer-titude de ses stades, ne fournissoit pas beaucoupde lumières : on regardoit la détermination d’Era-loslhèneset celle des Arabes comme défectueuses,et on avoit raison. Les opérations modernes néus de confiance. Fernel, voya-geant dans une cl\aise, avoit mesuré un degré parun moyen grossier.
La méthode que l’Académie employa fut cellede Snellius, c’étoit celle d’Eratosthènes , et pro-bablement celle des antiques habitans de la Terre ,qui nous en ont laissé une mesure si exacte, et quin'auroient pu atteindre à tant d'exactitude sans«ne excellente méthode. Ce n’est pas notre faute,si nous semblons revenir sur nos pas pour redireles mêmes choses ; l’esprit humain a des tempsde sommeil, et quand il se réveille , il a perdu lamémoire du passé : il refaitlemèmechemin comm#nouveau. J1 croit inventer quand il retrouve ; maislés anciens qui ont mesuré la Terre , ne nous ontlaissé d’autre preuve de leur habileté, que la pré-cision de leur résultat ; leurs moyens nous sont in-connus. Ici, dans l’opération nouvelle, nous pou-vons rendre compte des moyens, nous pouvons
méritaient pas pl